Décès d’Odile Pierre le 29 février 2020 à Paris

Odile Pierre est née le 12 mars 1932 à Pont-Audemer. C’est à un récital d’orgue de Marcel Dupré à l’abbaye Saint-Ouen de Rouen qu’elle décide, à 7 ans, de devenir organiste.

Ses études commencent au conservatoire de Rouen : elles se poursuivent au Conservatoire National de Paris d’où elle ressortira avec sept premiers prix. Ses maîtres seront Maurice Duruflé, Noël Gallon, Norbert Dufourcq, Marcel Lanquetuit, Marcel Dupré, Rolande Falcinelli, Maurice Duruflé, etc.

Elle succède à Jeanne Demessieux à la tribune de la Madeleine en 1969.

Professeur d’orgue et d’improvisation, compositeur, concertiste, elle a donné plus de 2000 récitals dans le monde entier.

Membre de la Commission consultative pour la restauration et la construction des orgues de la Ville de Paris, Odile Pierre avait reçu la médaille d’argent de la Ville de Paris. Elle était officier de la Légion d’honneur et commandeur dans l’Ordre National du Mérite.

A lire : www.francetvinfo.fr/culture/musique/fete-de-la-musique/l-organiste-odile-pierre-est-morte-dans-sa-88e-annee_3847679.html

 
_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________02/03/2020

Aspects interprétatifs de la musique ibérique ancienne pour orgue

Barcelone – Cathédrale

Crédit Didier Descouens

par Teresa Hernández Sánchez de l’ordre des hijosdalgos Hernández de Castille, native de la ville de Salamanque

Teresa Hernández Sánchez a réalisé une étude de 69 pages sur les Aspects interprétatifs de la musique ibérique ancienne pour orgue disponible au travers du lien ci-dessous.

Selon l’auteure, la plus grande contribution de la péninsule ibérique à l’histoire de la musique ancienne européenne se produit dans le monde de l’orgue, au travers de la création musicale proprement dite (traités et musique) et du patrimoine instrumental et documentaire. Les orgues qui nous sont parvenus dans leur état d’origine et les documents trouvés dans les archives des églises et cathédrales avec de minutieuses annotations nous permettent de comprendre l’anatomie et la conception des instruments et leur évolution. Au travers de sa réflexion, l’auteure souhaite contribuer à mettre en lumière l’interprétation de la musique ibérique en dehors de son territoire d’origine.

L’étude se concentre sur trois sujets fondamentaux et qui ont une application accessible et « immédiate » pour l’interprète : l’ornementation, l’inégalité et les doigtés. « Pour ce qui est de l’ornementation, il faut préciser que la définition du terme à l’époque était large. Elle faisait référence à « orner quelque chose », et pouvait autant définir la glosa (qui servait à orner un intervalle, et dont l’utilisation était assez libre) que les quiebros et redobles (utilisés pour orner une seule note et dont l’application est systématique). Les ornements que nous étudierons dans ce travail sont ceux qui n’ornent qu’une seule note, du fait que la glosa est un agrément déjà écrit dans une grande partie du répertoire et bien transcrit dans les partitions. L’inégalité, qui fut appelée en castillan ancien Airecillo ou Tañer con buen aire, est une caractéristique rythmique qui ne peut pas non plus être omise, car elle est vivement conseillée et expliquée dans plusieurs traités de façon suffisamment large et détaillée. De plus, elle fait partie d’une façon ou d’une autre des outils interprétatifs de toutes les écoles d’orgue européennes anciennes, fait pour lequel je trouve nécessaire de l’aborder. Quant aux doigtés, il est indispensable de connaitre ceux qui sont conseillés par les auteurs, tels qu’ils apparaissent dans les sources. Ils ne sont pas souvent écrits dans les éditions modernes (et encore moins dans les éditions critiques) car ces auteurs ne les écrivaient pas dans les partitions mêmes mais plutôt dans les préfaces. Par contre, leur bon usage (ou au moins leur connaissance) reste primordiale pour éclairer toute la conception de l’articulation. »

Pour accéder à l’étude de Teresa Hernández Sánchez : Guide-musique-ancienne-iberique.pdf

 
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Eglise Saint-Louis de Vecoux (Vosges) – Inauguration de l’orgue 18/II+P reconstruit par Jean-Christian Guerrier

Vecoux – Orgue en tribune – 2013
Photo : Orgue en Scène

 

L’histoire part d’un premier instrument de 8 jeux (sans pédalier) inauguré en 1867. On le devait aux frères Géhin, installés à Saint-Amé dans les Vosges. Devenu presque injouable dans les années 1990, ce témoin d’une facture locale de qualité méritait mieux que la décrépitude qui le menaçait.

Heureusement, quelques curieux et passionnés sont venus examiner ses nobles restes, ont su y déceler un vrai trésor et, connaissant la qualité du travail des frères Géhin, ont fait le pari de le ressusciter. Grâce à l’autopsie minutieuse menée par son restaurateur, la logique de sa conception a pu être reconstituée et menée à son terme. Une aventure exceptionnelle pour le petit village de Vecoux, menée de concert par l’association Orgue en Scène, créée à cet effet en 2013, la municipalité et la paroisse.

De la rédaction du cahier des charges à la collecte des fonds nécessaires (concerts, recherche de mécènes et de subvention jusqu’au niveau européen), ce furent six années de travail acharné, réalisé dans un esprit communautaire exemplaire dont les points culminants furent les spectacles de la Passion aux Rameaux en 2015 et 2016. Le résultat est là : l’orgue est aujourd’hui retrouvé, reconstruit, restauré et complété dans le respect de son essence.


A l’occasion de cette reconstruction, le nombre de jeux a été porté de 8 à 18, désormais répartis sur deux claviers et un pédalier. L’harmonisation des nouveaux jeux a été réalisée dans l’esprit des frères Géhin, en s’inspirant des autres instruments existants dans la région. Précédemment situé en tribune, l’orgue se trouve désormais dans le transept Sud. Son buffet est constitué par les éléments de boiseries d’un ancien confessionnal au style identique à celui du buffet d’origine, et qui a été surélevé afin de pouvoir loger les tuyaux dans toute leur hauteur et de laisser de la place à la console en fenêtre et à la mécanique. La soufflerie est disposée sur le côté. Le buffet d’origine a été laissé en place avec installation de panneaux peints en trompe l’œil imitant les tuyaux d’origine.

Reste aujourd’hui à faire vivre ce nouvel instrument. L’orgue est d’ores et déjà intégré dans le pool des instruments utilisables par la classe d’orgue de l’école de musique intercommunale de la Porte des Vosges Méridionales. Les nombreuses manifestations de ce type déjà réalisées pour le recueil des fonds nécessaires à la restauration, vont se poursuivre. L’inauguration prochaine constitue à la fois un aboutissement et le début d’un nouveau chapitre de l’histoire de l’orgue et de la vie culturelle à Vecoux et ses environs.

Reste un espoir secret : que ses frères les plus proches bénéficient à leur tour des mêmes soins (Dommartin-les-Remiremont, Saint-Etienne-les-Remiremont et Saint-Maurice-sur-Moselle), car comme le souligne Christian Lutz, « les orgues Géhin, dans l’ensemble bien conservés, font preuve d’une grande solidité et d’une réelle personnalité ». (Inventaire des orgues – Lorraine-Vosges, Editions Serpenoise 1990, p.32).

 

Inauguration :

  • Samedi 15 février à 20h15 : concert des amis musiciens donné par ceux qui ont gracieusement prêté leur concours pour les concerts au profit de la restauration de l’orgue.
  • Dimanche 16 février à 10h30 : Messe de bénédiction présidée par Mgr Berthet, évêque de Saint-Dié, et chantée par les choristes impliqués lors des Passions.
  • Dimanche 16 février à 15h30 : Concert d’inauguration par Olivier Wyrwas, professeur au conservatoire de Mulhouse, qui jouera des pièces de A.P.F. Boëly, E. du Caurroy, W.A. Mozart, R. Schumann et J.S. Bach.

 

Affiche : Orgue en Scène

 

Vecoux – Orgue restauré par Jean-Christian Guerrier – 2020
Photo : Orgue en Scène

 

Composition de l’orgue :

Grand orgue, 54 notes
Montre 8, de Géhin
Prestant, de Géhin
Bourdon 8, de Géhin, d’après les bourdons 16 et 8 de l’ancien orgue.
Gambe 8, de Géhin
Gemshorn 4, neuf, en copie de Géhin, d’après Pouxeux.
Doublette 2, de Géhin
Cornet 3 rangs, de Géhin
Fourniture 2-4 rangs, neuve, en copie de Géhin, d’après Dommartin-lès-Remiremont.
Trompette, de Géhin
Clairon, de Berger, facture très semblable à celle de Géhin.


Récit, 44 notes

Bourdon 8, en partie de Géhin, quelques tuyaux neufs en copie de Géhin.
Flûte octaviante, de l’ancien orgue (H. Didier)
Octavin : en copie de Géhin, d’après la doublette du cornet du grand orgue.
Cornet 2 rangs : en copie de Géhin, d’après le cornet du grand orgue.
Hautbois 8 : en copie de Géhin, d’après Pouxeux.


Pédale, 27 notes

Soubasse 16, en partie de Géhin, d’après le bourdon de 16 de l’ancien orgue.
Flûte 8, en copie de Géhin, d’après Pouxeux et Dommartin-lès-Remiremont.
Trompette 8, jeu en attente, en copie de Géhin, d’après Pouxeux.

Tirasse grand-orgue

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150ème anniversaire de la naissance de Louis Vierne (1870-1937)

   Louis Vierne à St Nicolas du Chardonnet

Pour célébrer le 150ème anniversaire de la naissance de Louis Vierne qui aura lieu le 8 octobre prochain, un mini-festival était prévu à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il aurait permis d’entendre l’intégrale des six symphonies, la messe solennelle, et d’autres pièces du compositeur. Les circonstances dramatiques d’avril dernier en ont malheureusement décidé autrement.

 

Quelques-uns des événements liés à cet anniversaire sont maintenus : tout d’abord, au CNSM, la masterclasse de Ben van Oosten et les conférences de Brigitte de Leersnyder et de Jean-Marc Leblanc, ainsi que deux concerts « autour de l’orgue » qui permettront d’entendre des œuvres de musique de chambre et des œuvres vocales de Vierne.

 

Le programme du festival est le suivant :

  • Lundi 27 janvier :
    – 10h : Conférence « Louis Vierne, sa vie, son oeuvre » par Brigitte de Leersnyder
    – 13h30-17h30 : Masterclasse avec Ben van Oosten (Vierne et Widor)
  • Mardi 28 janvier :
    – 10h : Conférence « Louis Vierne et la facture d’orgue » par Jean-Marc Leblanc
    – 13h30-17h30 : Masterclasse avec Ben van Oosten (Vierne et Widor)
  • Mercredi 29 janvier :
    – 19h : Concert « autour de l’orgue » au CNSM avec Louis Jullien
  • Mercredi 29 janvier :
    – 20h30 : Concert Ben van Oosten à l’église d’Auteuil
  • Jeudi 30 janvier :
    – 13h : Concert Dominique Levacque à l’Institut National des Jeunes Aveugles
  • Vendredi 31 janvier :
    – 19h : Concert « autour de l’orgue » au CNSM avec Constance Taillard

On trouve le détail complet des concerts sur le document en PJ : Programme Vierne – Paris janvier 2020.pdf


Illustration : Louis Vierne à l’inauguration de l’orgue de tribune de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris le 8 décembre 1927.

 
_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________17/01/2020

Dessine-moi un orgue !

Le magazine Orgues Nouvelles propose à tous les jeunes musiciens de publier leur dessin d’orgue.

« S’il te plait… apprivoise-moi ! »… dit l’orgue au petit prince.

« Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. – On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! »

Apprivoiser l’orgue, apprendre à le connaître, à le côtoyer, à en sortir ces sons tour à tour fracassants et sublimes qui transportent nos petits princes vers des mondes sonores inouïs. Et le dessiner, pour mieux peut-être, justement, s’en faire un ami…

Orgues Nouvelles s’adresse à tous les jeunes musiciens qui souhaitent mettre en image leur vision de l’instrument : ils peuvent envoyer par mail ou voie postale le fruit de leurs travaux. Tous les dessins qui seront parvenus avant le 15 janvier 2020 trouveront place dans l’espace réservé du site de la revue – voire, pour certains, dans les prochains numéros – accompagnés de la photo, du nom, du prénom et de l’âge de chaque participant.

Les dessins, accompagnés des nom, prénom, âge et photo de l’auteur, doivent être envoyés par mail (redac@orgues-nouvelles.org) ou par courrier postal (Orgues Nouvelles, Coët-Sal-Mériadec, 56400 Plumergat, France).

_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________04/12/2019

Emission d’un timbre consacré à la facture d’orgue par La Poste

Disponible en février 2020.

La série Métiers d’art inaugurée en 2016 a pour but de mettre en lumière divers métiers d’art en France et les savoir-faire rares, traditionnels ou innovants des artisans. En collaboration avec la direction de La Poste, un timbre-poste est édité dans cette collection pour mettre à l’honneur la facture instrumentale d’orgues. Ce timbre, imprimé en taille douce, illustre la profession de facteur d’orgues, le geste technique et les outils utilisés. Pour la première fois, la Poste tentera une impression avec encre argentée pour sublimer les tuyaux.

L’instrument retenu pour illustrer ce timbre est l’orgue 25/III+P de l’église Notre Dame de Saint Didier-au-Mont-d’Or (Rhône) réalisé en 2014 par la manufacture Michel Jurine.

Un tirage de 800.000 exemplaires à 1,40 € est prévu. S’y ajoutent 4.500 exemplaires à 6 € (document philatélique) et 30.000 exemplaires à 4 € (souvenir philatélique).


On trouve toutes les informations techniques sur : https://www.wikitimbres.fr/timbres/12017/2019-metiers-dart-facteur-dorgues

 
_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________04/12/2019

Jean-Pierre Leguay – Portrait d’un compositeur et improvisateur

Ce livre, qui vient de paraître, est consacré à l’organiste titulaire émérite de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Il introduit à sa musique pour instruments seuls, et pour ses musiques de chambre et vocale. Il est enrichi d’entretiens, de ses principaux articles écrits pour des colloques et revues, des extraits de lettres. L’ouvrage commente aussi d’amples moments vécus dans l’atelier, observe de près l’artisan au travail, converse avec le compositeur, écoute ce qu’il dit de son oreille, de sa quête, de son horizon, du monde environnant.

Des compositeurs, des interprètes, d’anciens étudiants s’expriment avec l’auteur, étudient, scrutent, témoignent ; l’acuité de leur regard accompagne l’approche, ouvre et dilate la perception, capte la vie des œuvres.

« Dans le voisinage de commentaires analytiques, la lecture de bien des pages ne requiert aucune connaissance technique particulière. Elles parlent de rencontre, de relation entre la musique et l’homme-mélomane, de la disponibilité, de l’écoute, de la mémoire, du corps,… »
JP. Leguay


Éditions l’Harmattan
Parution : le 29/10/19
Format : 155 x 240 – 360 pages – ISBN : 978-2-343-18166-0
37 €

On peut également se référer au site internet de Jean-Pierre Legay : www.jeanpierreleguay.com/   _____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________18/11/2019

« Du bruit à la musique – Devenir organiste » un livre de Marie Baltazar.

Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSM)
Salle d’orgue Vendredi 22 novembre de 18h00 à 19h00
Présentation du livre « Du bruit à la musique – Devenir organiste » par l’auteure Marie Baltazar

Des traités d’instrumentation, des livres sur la musique, des biographies de compositeurs, des ouvrages sur les orgues et sur la facture, il y en a de très nombreux. Mais des livres sur les organistes eux-mêmes ?… C’est là toute l’originalité du livre que Marie Baltazar a écrit. Ethnologue, elle s’est intéressée à eux, à ces hommes et ces femmes, professionnels ou amateurs dont le métier et/ou la passion est de faire parler l’instrument dans le secret duquel ils se cachent. Au travers des chapitres, elle nous décrit les étapes de l’apprentissage et du parcours d’un organiste.

Le monde des organistes est un monde à part : on y entre souvent par coup de foudre, par « ravissement » comme le dit joliment l’auteure, parfois par un simple concours de circonstances. On ne le découvre vraiment que plus tard, à mesure que sa complexité apparaît. L’auteure a travaillé son sujet et le connaît. A partir d’observations de terrain (stages, concerts, messes, inaugurations) et de rencontres multiples, elle a acquis une très bonne connaissance de notre petit monde ; elle ira même jusqu’à étudier l’orgue quelques temps pour mieux en pénétrer les codes.

Comment, dans quel cadre et en quelles circonstances les organistes ont-ils rencontré leur instrument ? Quelle a été la part de la famille, de l’Eglise, des conservatoires, dans l’émergence de leur vocation ? Comment vivent-ils le fait que souvent, c’est plus l’orgue lui-même que l’interprète que l’on vient écouter ? Quels sont les savoir-faire nécessaires au jeu de l’orgue, et comment en fait-on l’acquisition ?… Autant de questions auxquelles l’auteure a cherché à répondre, au travers des entretiens qu’elle a eus avec une trentaine d’organistes.

Un peu à la manière d’un peintre impressionniste, l’auteure construit sa vision d’ensemble par petites touches. Son livre est une conversation, un débat qu’elle anime entre des musiciens. S’il s’adresse au grand public, il intéressera évidemment tous les organistes qui s’y retrouveront et accessoirement, s’amuseront à reconnaître leurs confrères seulement désignés par leurs prénoms, derrière leurs citations.

« Aux concerts d’orgue, il y a plein de gens qui vont écouter un instrument, ça c’est vraiment gênant, moi j’ai l’impression que plus tu donnes de valeur à l’instrument et moins tu donnes d’importance à l’interprète et à tout ce qui est subtilité » déclare un organiste interrogé. Ce livre, parfois drôle et souvent touchant, rend justice aux organistes et nous ramène au côté humain du plus grand des instruments de musique. Comme un miroir, il donnera peut-être à ceux qui aiment l’orgue, les clefs pour transmettre leur passion.

 

La présentation sera suivie d’un pot convivial et d’une séance de dédicace.

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles Le CNSMD de Paris est situé 209 avenue Jean-Jaurès (Paris XIXe) (métro ligne 5, arrêt Porte de Pantin) L’entrée s’effectuera par l’accès des spectacles donnant sur le parc de la Villette.

  « Du bruit à la musique – Devenir organiste »
Marie Baltazar
Editions de la Maison des sciences de l’homme, en partenariat avec le ministère de la Culture.
256 pages illustrées, 22 euros
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Daniel Roth, Grand choeur – Entretiens

Entretiens avec Pierre-François Dub-Attenti et Christophe Zerbini 2 volumes (220 et 254 pages ; 22,00 et 23,00 euros) Editions Hortus.

 

Cet ouvrage, fruit de 7 années de travail et de collaborations avec Daniel Roth, est né dans l’atmosphère familiale et bienveillante de la tribune de Saint-Sulpice. En clin d’œil à Plein jeu, dans lequel Claude Duscheneau interrogeait Michel Chapuis, Pierre-François Dub-Attenti et Christophe Zerbini ont choisi la forme de l’entretien pour faire mieux connaître Daniel Roth et partager sa vocation avec les lecteurs.

Le premier volume retrace son parcours : la voie de l’orgue par admiration pour Albert Schweitzer, l’entrée au Conservatoire de Paris où Daniel Roth obtiendra cinq premiers prix, le Sacré-Cœur où il succèdera à Rolande Falcinelli et enfin sa nomination à Saint-Sulpice en 1985 où il succède à Jean-Jacques Grunenwald. Il évoque son rôle d’organiste liturgique et son engagement en faveur de la préservation des instruments historiques.

Le second volume permet de développer sa pensée de l’orgue en matière d’interprétation, d’improvisation, de composition et de transcription.

Les ouvrages peuvent être pré-commandés sur : www.aross.fr/produit/daniel-roth-grand-choeur-entretiens

Ils pourront être retirés sans frais d’expédition à l’occasion du concert-présentation du livre qui aura lieu à Saint-Sulpice le samedi 16 novembre 2019 :

  • indiquez comme adresse de livraison « France, Paris, 75006 » dans le calcul des frais de livraison de votre panier puis sur la page de confirmation de commande et d’expédition,
  • sélectionnez alors le mode de retrait à l’église Saint-Sulpice,
  • indiquez « Eglise Saint-Sulpice » dans le champ d’adresse d’expédition,
  • n’oubliez pas de remplir vos coordonnées de facturation sur la page de validation de commande,
un justificatif d’identité vous sera demandé lors du retrait sur place.


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Publication d’un ouvrage sur Xavier Darasse rédigé par Philippe Bachet

Pré-souscription 746 pages

 

Xavier Darasse (1934-1992) a été l’élève de Maurice Duruflé, Rolande Falcinelli, Jean Rivier et Olivier Messiaen au Conservatoire National Supérieur de Paris (dont il deviendra le directeur de 1991 jusqu’à sa mort prématurée en 1992). Il a été un des organistes de renommée internationale les plus en vue de cette génération.

L’ouvrage s’attache à montrer comment Xavier Darasse a été l’artisan de la promotion de l’orgue à Toulouse et également l’initiateur d’académies, de festivals et de restaurations exemplaires. Si le festival Toulouse les Orgues existe aujourd’hui avec la renommée que l’on sait, cela est dû en grande partie à son apport. Il souligne aussi l’engagement qui a été le sien pour la musique contemporaine et aussi pour la musique baroque.

Par leur nom, le concours international d’orgue Xavier Darasse (qu’il a créé en 1981) et le conservatoire à rayonnement régional Xavier Darasse de Toulouse témoignent aujourd’hui de ce que la ville rose lui doit.

L’ouvrage a été écrit par Philippe Bachet, capucin prêtre né en 1941 et par ailleurs, membre d’Orgue en France. L’auteur, qui a eu la chance d’étudier avec Xavier Darasse de 1966, année de son arrivée comme professeur d’orgue à Toulouse à 1972. On lui doit également un inventaire des orgues en Midi-Pyrénées, Aude, Corse, Gard, Hérault.

 

Possibilité de pré-commander l’ouvrage au prix de 35 euros (au lieu de 49 euros) avec le bulletin de souscription : Bulletin-livre-XDarasse.pdf


_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________29/10/2019